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L’HOPITAL HADASSAH DE JERUSALEM AUX NATIONS UNIES SUCCES D’UN PARTENARIAT : ISRAELIENS, PALESTINIENS ET AMERICAINS TRAVAILLENT ENSEMBLE POUR SAUVER DES VIES HADASSAH, candidat au PRIX NOBEL DE LA PAIX 2005, participe au forum « La Paix à travers la Santé » NEW YORK…le 26 septembre 2005…Dans le cadre du Sommet Mondial 2005 (Assemblée Générale de la 60ème session des Nations-Unies), le voile a été levé sur un projet de collaboration tripartite, initié durant la période la plus noire de l’intifada de 2002. Ce projet de coopération efficace et harmonieuse entre professionnels de la santé israéliens, palestiniens et américains s’est révélé le plus ambitieux depuis de nombreuses années au Moyen-Orient. Hier une table ronde organisée par la Mission des Etats-Unis près de l’ONU sur le «Rôle des ONG dans la promotion de la paix au Moyen-Orient» a réuni les trois partenaires : l’Hôpital Universitaire Hadassah (israélien) l’Hôpital Augusta Victoria (palestinien) tous deux à Jérusalem, et le Brigham and Women’s Hospital de Boston (Etats-Unis). Cette initiative, en place depuis trois ans dans le cadre des accords de coopération et d’échanges signés à Wye River en octobre 1998, a abouti à la formation de près de 300 médecins et infirmières israéliens, palestiniens et américains, dans le domaine de la médecine d’urgence. Ceci a débouché sur un réseau de contacts et d’échanges qui estompent les divisions israélo-palestiniennes. Le Docteur Mark A. Davis, de l’Institut International de la médecine d’urgence du Brigham’s et son collègue et ami, le Dr. Jacob Assaf, Directeur du service des urgences de l’Hôpital Hadassah, ainsi que le Dr. Tawfiq Nasser, Directeur Général de l’Hôpital Augusta Victoria, ont proposé leur projet au bureau des “Citizen Exchanges” - Département d’Etat américain - Celui-ci a accepté de financer. ce programme de formation, dont l’objectif est de perfectionner les connaissances en matière de prévention et de traitement des urgences avec, pour finalité, “promouvoir la Paix”. Dès le début de ce partenariat, toutes les bases ont fait l’objet d’une discussion ouverte et égalitaire, ayant trait au contenu du cursus, aux méthodes d’enseignement, au choix des participants aux objectifs, procédures de contrôle, budget, organisation et mise en œuvre du projet. “Au démarrage, nous avons compris que les fonds alloués ne nous permettraient pas de couvrir entièrement ce domaine très vaste. Nous avons donc fait le choix de nous limiter à quatre spécificités : la médicine générale d’urgence, la prévention, le traitement des violences familiales et le traitement de la toxicologie” dit le Dr. Assaf. Au départ, nous avons préféré agir en toute discrétion pour permettre au projet de « prendre racine » commente le Dr. Nasser, qui lui, est originaire de Bir Zeit, ville palestinienne en Cisjordanie. « La racine » a très bien pris, avec même plus de vigueur que prévu, tant et si bien que les formateurs peuvent maintenant en former d’autres. Des médecins et des infirmières sont sélectionnés avec soin, non seulement pour recevoir une formation de grande qualité, mais aussi pour transmettre leur savoir au plus grand nombre. Des ateliers, des séminaires, des séances de travaux pratiques et des conférences de haut niveau se sont tenus aussi bien à Jérusalem-Est qu’à l’Ouest, en Europe et aux Etats-Unis, réunissant candidats et formateurs issus des trois organismes partenaires. Quelques exemples : actuellement, un médecin israélien et un médecin palestinien sont bénéficiaires d’une bourse à l’Hôpital Brigham and Women’s de Boston. Six infirmières, trois israéliennes et trois palestiniennes, viennent d’y faire un stage de quinze jours en techniques de réanimation. En avril 2005, sept infirmières israéliennes et sept infirmières palestiniennes y ont fait un stage en soins post-traumatiques. Par ailleurs, les Docteurs Assaf et Nasser ont amené des collègues issus d’autres centres médicaux, venant aussi bien d’Israël que de Cisjordanie, pour participer à ce programme afin d’en accroître l’impact. Ces contacts personnels ouvrent la voie à bien d’autres résultats. Alors que des médecins arabes de Jéricho ne disposaient pas des équipements nécessaires pour soigner un garçonnet de quatre ans en danger, piqué par un serpent, le Dr. Assaf a pu organiser, non seulement son passage rapide aux « check points », mais aussi son transfert à l’hôpital Hadassah en toute sécurité, en gagnant ainsi des heures précieuses. Un autre cas d’urgence concernait une femme arabe de Naplouse, grièvement brûlée lors d’un incendie domestique. Son médecin palestinien a alors fait appel à l’hôpital Hadassah. Le Docteur Assaf raconte : « Malheureusement, c’était le lendemain d’une attaque kamikaze perpétrée contre des Israéliens, et nous n’avions plus de lits disponibles dans le service des grands brûlés. Et puisque la patiente était déjà en route, j’ai pris contact avec d’autres hôpitaux et j’ai pu lui trouver un lit dans un établissement de Tel Aviv ». Ces exemples nous donnent l’espoir de pouvoir transformer l’échelle de cette action de coopération en un établissement commun : véritable Institut israélo-palestino-américain de la Médecine d’Urgence. « Nous avons un réel espoir de créer un institut dont le personnel des trois nationalités enseignera nos techniques de soins, d’abord au Moyen-Orient et ensuite à l’échelle internationale» projette le Dr. Assaf. « En plus de la formation, cet institut fournirait des services essentiels comme la téléconsultation, de même qu’un centre d’information anti-poison pour tout le Moyen-Orient. En élargissant géographiquement le champ d’application de nos connaissances, nous pourrions, non seulement sauver des vies au sein des services d’urgences, mais aussi inculquer aux deux populations impliquées dans le conflit, la notion de possibilité et de motivation pour instaurer une paix juste et durable, grâce à des contacts quotidiens et permanents. Le Docteur Davis conclut, lors d’une interview récente dans le Boston Globe : "La coopération israélo-palestinienne n’est pas qu’un vœu pieux, elle se vit déjà sur le terrain.” LES PARTENAIRES The Brigham and Women's Hospital se situe parmi les leaders en matière de soins, de formation et de recherche. De manière constante, il est cité en tête par le magazine « US News and World Report ». Sa qualité d’hôpital universitaire attaché à la faculté de médecine de Harvard est mondialement connu, de même que sa renommée pour ses avancées médicales et son rôle pionnier dans presque toutes les spécialités. Le Brigham and Women's Hospital s’attache à fournir un service de santé de la plus haute qualité aux patients et à leur famille. Il s’efforce sans cesse de transcender les frontières à travers la recherche et la formation pour le plus grand bien des nouvelles générations de professionnels de la santé. The Augusta Victoria Hospital fait partie de la Fédération Mondiale Luthérienne, et fut érigé en 1907 sur le Mont des Oliviers par l’Empereur Guillaume II, en l’honneur de son épouse, Augusta Victoria. D’abord hospice pour pèlerins, il fut successivement : quartier général de l’armée turque, hôpital militaire et centre de rééducation fonctionnelle britannique, puis centre hospitalier de l’UNWRA pour réfugiés palestiniens. Depuis 1997, les activités de l’hôpital Augusta Victoria se sont diversifiées afin de répondre aux besoins de la population palestinienne, notamment en matière de dialyse pédiatrique, ORL, gastro-entérologie, avant de se doter d’un centre de cancérologie, complété du premier centre de radiothérapie au service des Palestiniens. Il occupe aujourd’hui la place d’établissement phare, et dispense ses soins aux populations de Jérusalem-Est et de Cisjordanie, sans distinction d’origine. Le complexe hospitalo-universitaire Hadassah de renommée mondiale, réputé pour son excellence dans tous les domaines, a été fondé et géré par l’Organisation des Femmes Sionistes Américaines en 1912. Il reçoit des subventions de cette organisation, de même que des fonds collectés par les antennes de Hadassah International en Europe, en Amérique latine, et sur le continent en Australasie Ce C.H.U. unique au Moyen-Orient, fonctionne en partenariat avec l’Université Hébraïque de Jérusalem depuis 40 ans. Il se compose de deux hôpitaux : Mont Scopus et Ein Kerem. Il comprend cinq écoles de médecine, et un grand nombre de cliniques spécialisées. A la fois, hôpital civil, hôpital militaire, centre universitaire et institut de recherche, Hadassah se distingue par son approche novatrice dans les cas les plus complexes. Ses équipes médicales et ses chercheurs apportent les soins les plus pointus à tous les patients, aussi bien à ceux originaires d’Israël, qu’à ceux du bassin méditerranéen, d’Europe, d’Amérique du Sud et des Etats-Unis. Depuis 2001, l’Hôpital Hadassah jouit du statut privilégié de Consultant Spécial au titre d’ONG au Conseil économique et social aux Nations-Unies. L’HOPITAL HADASSAH AU-DELA DE SES FRONTIERES Avant même la création de l’Etat d’Israël, l’Organisation des Femmes Sionistes Américaines Hadassah, a mis un point d’honneur à dispenser des soins à toutes les populations du Moyen-Orient. L’Organisation Hadassah a soutenu et financé cet hôpital et a créé les bases du système de santé israélien.Depuis lors, le Complexe hospitalo-universitaire Hadassah rayonne bien au-delà des frontières d’Israël. Depuis 1959, lors de la création par Hadassah d’un hôpital ophtalmologique de 30 lits à Moravia, capitale du Libéria, les ophtalmologues d’Hadassah viennent en aide aux populations de nombreux pays africains. Le Botswana, la Tanzanie, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Malawi, le Rwanda, le Lesotho, le Ghana, le Nigeria, le Swaziland, bénéficient de ses cliniques et hôpitaux de campagne. Des douzaines de membres du personnel médical d’Hadassah travaillent dans ces pays pendant des périodes allant jusqu’à quatre années. De plus, des médecins et infirmières africains se rendent à l’Hôpital Hadassah pour y acquérir une formation et une spécialisation. Depuis les années 1970, l’aide des médecins d’Hadassah s’est accrue et s’est étendue aux pays d’Asie, d’Amérique Latine, d’Extrême-Orient et des Iles Caraïbes. Des équipes d’Hadassah ont participé aux missions d’aide humanitaire dans le monde entier. Parmi les bénéficiaires, citons : les camps de réfugiés de Sakeo (Cambodge) en 1979. Au Kirovakanàen (Arménie), suite au tremblement de terre en 1988. A Buenos Aires (Argentine), après l’attaque à la bombe de l’ambassade d’Israël en 1992. A Goma (Zaïre), après le génocide rwandais de 1994. Pendant la guerre du Kosovo en 1999. A Duzce (Turquie), lors du tremblement de terre en 1999. La ville de Wollo (Ethiopie) de mai à août 2000. La ville de Abomey (Bénin), pendant l’épidémie de typhoïde en juin 2003. A Addis-Abeba (Ethiopie), pour soigner les malades du SIDA depuis 1997 jusqu’aujourd’hui. Plus de 600 soignants venant de 84 pays sont lauréats du diplôme international de Maîtrise de Santé Publique, issus de l’enseignement de l’Université Hébraïque de Hadassah depuis 30 ans. Les exemples de coopération médicale avec l’Hôpital Hadassah sont légion. Parmi les projets en cours, citons celui de son soutien à l’unité de soins intensifs néo-natals, à l’hôpital du Croissant Rouge à Jérusalem-Est et à celui du service de chirurgie cardio-vasculaire pour les enfants palestiniens souffrant de pathologies cardiaques, qui est en place depuis cinq ans à Hadassah.
Un pont entre les nations à travers la médecine Hadassah International (Hadassah International Medical Relief Association) est l’association de soutien aux deux hôpitaux de Hadassah à Jérusalem, dont l’activité humanitaire remonte à près d’un siècle. Le Complexe hospitalo-universitaire Hadassah à Ein Kerem et Mont Scopus forment les centres de soins et de recherche scientifique les plus performants du Moyen-Orient. Plus d’un million de patients du monde entier, sans distinction de nationalité, d’ethnie ou de croyance, y sont soignés chaque année, grâce aux fonds recueillis par un vaste réseau de bénévoles répartis sur les cinq continents. Pour plus de renseignements : Hadassah France 01 53 42 67 06
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